HIPPOLYTE NOUS PARLE DE SES PETITES CULOTTES

Hippolyte nous parle de ses petites culottes.

Des culottes, des filles, une photographe. Telle est la recette. Sublimer le corps sans le transformer. Oublier tout complexe superflu pendant un petit moment pour entrer dans la peau d’une simple fille culottée sans identification collée sur le front. Accro à la photographie depuis qu’elle est toute petite, Hippolyte Prigent s’est lancée dans un projet, lequel maintenant connait un succès évoluant de jour en jour. Nous avons eu le plaisir de pouvoir en savoir plus sur cette jeune lyonnaise sortant du lot du monde des jeunes photographes ainsi que sur son projet. Enjoooooooooooooooy mes braves baigneuses et baigneurs !

Comment as-tu eu l’idée des « petites culottes » ?

Tout droit venu de nulle part, pour être honnête. Un rapport de stage qui m’ennuyait et une envie de penser à autre chose. Une première photo de petites culottes qui traînait dans mes archives et puis imaginer toutes ses amies photographiées de la même manière et l’idée d’en faire un poster, un poster à mettre dans les wc, oui je le voyais bien dans les wc à ce moment-là. Le « fond » du projet est né quand j’ai commencé à rencontrer de nombreuses femmes culottées !

Peux-tu nous parler un peu plus de ton parcours scolaire ?

La troisième. Cette année où on te fait rencontrer cette nana, appelée « conseillère d’orientation » et qui quand tu lui parles de photographie, te parle de design d’objet. Mmmmh. Joie, bonheur… elle n’a rien comprit. Magie d’internet a fait que j’ai trouvé une école (dingue), Saint-Luc à Tournai (Belgique, frites et bières = bonheur) – où j’ai passé un an armé d’un argentique, de films noir et blanc et de thèmes qui, pour petit moi de 15 ans à l’époque, m’obligeaient à aller fouiner au plus profond de moi chercher les images.

Puis finalement, la vie et ses intempéries ont fait que j’ai eu besoin et envie de rentrer en France, plus proche de ma famille, où j’ai fait un CAP Photo au fin fond des Vosges, avec un prof barré, dont je suis tombée amoureuse (comme on tombe amoureuse d’un prof keuwa hein) qui n’avait que pour défaut d’aimer les fonds dégradés en studio, que je trouve moches.

Puis les Vosges c’est marrant, mais cinq minutes (ok, deux ans, quand même), alors j’ai décidé de me faire la malle à Lyon – BAC PRO Photo – puis là, c’est plus ce tas de rencontres qui a fait que c’était une belle expérience.

A partir de quel âge as-tu commencé à t’intéresser à la photographie et pourquoi ?

J’ai toujours trimbalé un appareil photo. Le fameux fisher-price était entre mes mains à trois ans, merci Mamie. Alors, voilà, mes images commencent avec des supers mises en scène de poupées que je décorais de couronnes de fleurs et de portraits en contre-plongés des gens que je croisais. C’est resté, probablement parce que ma maman trimbalait toujours un appareil sur elle. Et de ce fait, moi aussi. Quant à quinze ans on m’a demandé ce que je voulais faire (oui encore cette conseillère d’orientation), je me souviens que je ne voulais pas faire comme les autres et que le seul truc qui revenait dans mon crâne c’était la photographie. Je suis un affreux patachon quand il s’agit de m’exprimer avec des mots, alors la photo c’était mon truc. Dire des trucs en images. Espérer faire de la poésie avec des photos.

Les filles se prennent elles-mêmes leurs petite parties intimes culotté en photo où tu te déplaces pour chaque fille ?

Je me déplace pour chaque fille. Elles choisissent tout, par contre, tenue, culotte et lieu.

Ça fait quoi de partir à Montréal, pour que ses propres clichés soit exposés ?

Mes mots seront jamais assez bien placés pour retranscrire cette sensation. Un musée de l’autre côté de l’Atlantique veut exposer mes images. Je crois que je n’ai réalisé qu’au moment du vernissage. Pourtant, ça faisait trois mois qu’on en parlait, dix jours qu’on préparait l’exposition. C’est fou.

Comment fonctionne une exposition ? Sens-tu une certaine reconnaissance plus importante maintenant ?

Alors, voilà, dans le cadre de cette exposition là, mon projet : participer à l’exposition – au Musée de la Femme – nommée « Culottées », une exposition pensée et créée, par une dame épatante (Lydie Olga Ntap) et son équipe !

Lydie a pensé cette exposition de manière à ce que le visiteur se promène, s’immisce, s’invite et se reconnaisse ou y reconnaisse des traces de son passé, puis aujourd’hui, traverse le temps et rencontre des femmes. Mon projet est, ce qu’on peut appeler « la partie contemporaine » de cette exposition.

Plus de reconnaissance je ne sais pas, je ne le définirai pas ainsi, je dirai plutôt que cette expérience m’a permis de réaliser combien cette toute petite idée sortie de nulle part pouvait avoir à dire, si on y réfléchissait bien. Oui, des fois, le projet grandit plus vite, que je ne le pense, un peu comme un môme, quoi.

Quel âge as-tu d’ailleurs ?

J’ai 20 ans.

As-tu d’autres projets en tête dont tu aimerais nous en parler ?

Des idées qui trottent. Mais qui verront le jour je ne sais quand. Le moment venu. Un soir, sur un autre rapport de stage ?

Imaginons que tu aies 50 ans, que ferais-tu et où serais-tu ?

Graouh. La douce question qui laisse place a trop d’idées. J’aurais vu le monde ? J’aurais photographier le monde ? Je raconterais des histoires à mes mômes et je collerais des photos dans des albums pour rien oublier ? Puis je prendrai la route encore ? Je me réveillerais souvent autre part ? Je serais accompagnée ? Puis, quelque part, l’endroit que j’aurais préféré, j’y aurais une maison. Une maison, où je déposerais les souvenirs de partout et les photos de tout le monde, où je gribouillerais des dessins maladroits des gueules que je n’aurais peut-être pas osé photographier parce que leurs histoires m’auront trop fasciné pour oser et des textes sur les aventuriers croisés et il y aurait des plantes et des gros chats doux et ça sentirait le nag champa.

Prends-tu des bains en petite culotte ?

Je crois que je n’ai pris qu’un bain en culotte. Avec ma meilleure copine. Et du vin rouge. On était trop grandes et coincées. Puis nos culottes gonflées avec l’eau.

Comment verrais-tu la baignoire du futur ?

La baignoire du futur ? J’imagine une grosse bulle. On serait comme dans une bulle, l’eau serait jusqu’à mi-hauteur de la bulle. Il y aurait des lumières douces, pour nous faire croire qu’on est dans la mer. Et les gens riches pourraient s’en acheter avec des poissons qui tourneraient autour.

Pourrais-tu nous la dessiner ?

Je ne peux pas dessiner ma baignoire des vacances de quand j’avais trois ans ? (oui vous savez ce bac à linge, dans lequel on met de l’eau et hop !)

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Toute l’équipe de La Baignoire te remercie pour cette interview et te souhaite encore une très longue vie avec des photos et des culottes et plein de belles choses à tes côtés !

Vous ressentez l’envie de voir toutes ces belles culottes ?

C’est par ici !   http://lesculottesdhippolyte.blogspot.fr/

LaBaignoireMag.

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